Habitats participatifs

Quelques idées quant au contenu du cahier des charges

  • gestion écologique des eaux grises, avec phyto-épuration sur le site ;
  • gestion collection de la chaîne des eaux de pluie, avec des bassins d'infiltration, des mares, des réservoirs et cuves ;
  • circulations perméables ;
  • végétation adaptée au lieu (haies champêtres, si possible productives...) ;
  • prévoir un espace destiné à un maraîcher dont la production serait avant tout consommée localement (amap ou autre) ;
  • limiter la surface des jardins individuels, au profit d'espaces de loisir partagés, éventuellement semi-publics ;
  • bâtiment commun, avec partage de quelques installations et machines ;
  • génération d'énergie, soit en collectif, soit individuellement ;
  • contraintes de construction incluant les normes BBC (ou du passif), la récupération des eaux de pluie, l'utilisation de végétaux non invasifs, etc ;
  • favoriser l'auto-construction en mutualisant certaines tâches ou travaux (travaux de fondation).

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Il faudrait s'inspirer des expériences existantes et concevoir en petit comité un projet susceptible de séduire les mairies, les futurs habitants, les médias. L'idéal serait aussi de négocier des prix de foncier relativement faibles, afin de permettre à des familles aux revenus modestes de s'y installer. On peut arriver à trouver le bon équilibre entre contraintes et liberté, entre exemplarité écologique et agrément, entre qualité et économie.

Accéder au logement par une autre voie que l’habitat social ou le parc privé, voilà l’ambition de l’habitat participatif. Souvent qualifiée de « troisième voie », cette alternative permet de se regrouper pour réaliser ensemble une opération immobilière. Le projet est composé d’espaces privatifs et d’espaces partagés : tous les habitants participent à son élaboration. La particularité de cette forme d’habitat est que tous les cohabitants participent à la copropriété.

L’habitat participatif véhicule de nombreuses valeurs éthiques, sociales et environnementales. Les projets se développent autour d’une volonté commune de réduire son empreinte écologique. Dès leur conception, les habitants accordent une importance particulière aux performances énergétiques des bâtiments, mais aussi aux méthodes de construction (choix des matériaux locaux, réduction des gravats, etc.). Consommation, gestion des déchets, modes de déplacements : les modes de vie dans l’habitat participatif sont entièrement repensés dans une dynamique de développement durable. La loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), promulguée en mars 2014, promeut les formes d’habitat alternatives et pose un cadre juridique à l’habitat participatif. Les habitants souhaitant se regrouper autour d’un projet de logement collectif voient leurs démarches simplifiées et sécurisées.

Allemagne, Suisse, Norvège : pionniers de l’habitat participatif
Si l’habitat participatif émerge en France, il est déjà très développé en Allemagne, en Suisse ou en Norvège.
En Suisse, on estime à 5 % le parc immobilier construit sur ce mode, soit 130 000 logements.
En Norvège, les chiffres tournent autour de 15 % du parc. La palme revenant à Oslo avec ses 40 % de son parc ou à Tübingen en Allemagne où plus de 80 % des logements neufs sont construits en habitat participatif.

Autres source d’information
Monter un habitat groupé | Mouvement Colibris

Habitat participatif : « TINTAMARE » à La Verrière

8 logements sont encore disponible du T2 au T5. Voir ce beau projet Tintamare !


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