Une grande partie de notre alimentation comporte des résidus de pesticides, à tel point que la nourriture est généralement considérée comme la première source d’exposition de la population à ces substances toxiques.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) se montre rassurant mais la revue Que choisir a étudié pendant plusieurs mois les résultats d’analyses réalisées en 2019 par les autorités françaises sur plus de 14 000 aliments (1), et leur constat est édifiant : plus de 50 % des denrées végétales non bio évaluées étaient polluées par au moins un résidu de pesticide potentiellement dangereux et près du tiers d’entre elles en renfermaient même plusieurs.

Générations Futures suit depuis plusieurs années les données sur la présence de résidus de pesticides dans les aliments d’origine végétale en France fournies par la DGCCRF (les fraudes). Ce suivi a permis à l'association d'alerter sur le fait que la DGCCRF mélangeait les données issues de la filière bio et non bio, ce qui faussait (à la baisse) les chiffres de la présence de résidus de pesticides sur nos aliments végétaux ! L'association a alors exigé une distinction dans la restitution des données pour les années suivantes, demande qui a été entendue par la DGCCRF !

Le cas du glyphosate, l’herbicide le plus utilisé dans le monde, illustre parfaitement ce problème. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), rattaché à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), juge que ce désherbant est « probablement cancérogène ». De son côté, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) fait état d’une « présomption de niveau moyen » au sujet de sa cancérogénicité. Et l’Efsa ? L’Agence a, quant à elle, conclu en 2015 que rien n’indiquait la présence d’un tel danger, et un récent rapport, publié en 2021 par plusieurs agences réglementaires européennes, invitait à maintenir pendant encore plusieurs années cette conclusion d'absence de danger. Les agriculteurs européens continuent donc à l’épandre massivement dans les champs…
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Après deux années de campagne (2019 e-2020) et plus d'un million de signatures, l’Appel des coquelicots n’est plus proposé à la signature. D’autres projets sont à venir, autour de sujets brûlants comme les pesticides interdits dans l’Union européenne, mais produits en France pour être vendus à l’étranger, ou encore les métabolites de pesticides dans l’eau du robinet, les fongicides SDHI ou encore les eaux de baignade…

Un mouvement autour de notre avenir alimentaire est en cours de constitution sur le thème 
Nous voulons des paysans.

Vous êtes intéressé(e) ? Ecrivez nous. Cette page va faire sa mue, aussi surveillez-la bien, car ces projets ont besoin de votre énergie pour exister.

A bientôt!

Le tribunal administratif de Versailles a suspendu, ce vendredi 20 septembre 2019, l’arrêté anti-pesticides pris par la maire du Perray-en-Yvelines, Paulette Deschamps.

L'arrêté anti-pesticides pris par Paulette Deschamps, la maire du Perray-en-Yvelines, a été suspendu par le tribunal administratif, ce vendredi 20 septembre, au motif que "la réglementation de l'utilisation de ces produits relève de l'Etat". Ce n’est pas vraiment une surprise.

Lors de l’audience, qui s’était déroulée le vendredi 13 septembre 2019, tout le monde, ou presque, semblait s'attendre à cette décision. Car quelques semaines plus tôt, un jugement similaire avait été rendu, à Rennes (Ille-et-Vilaine), au sujet de l'arrêté pris par le maire de Langouët.

Jeudi 17 octobre au cours d'un épandage dans un champ voisin, devant de fortes odeurs, la directrice de l'école maternelle d'Arbouville a pris la décision de ne pas sortir les enfants en récréation.

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS
Appel pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

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Au Bel Air le 7 avril ; ça continue

Au Bel Air le 7 avril
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Les pesticides SDHI

Ils sont au cœur d’une controverse qui a obligé les responsables de l’Anses, l’autorité sanitaire, à défendre publiquement l’autorisation de leur utilisation. Dans cet entretien, Pierre Rustin, qui a donné l’alerte sur la toxicité de ce type de molécules, qui agissent indistinctement sur les cellules des êtres vivants. L’affaire des pesticides SDHI (1) est très grave, mais cela ne doit pas nous impressionner. En résumé, elle est aussi très simple. L’Agence publique de sécurité sanitaire (ANSES) a donné ce qu’on nomme une Autorisation de mise sur le marché (AMM)) pour cette nouvelle classe chimique. A partir de 2013, les SDHI ont commencé à déferler sur la France, et désormais, sont épandus sur 80% des surfaces de blé, les tomates, les pommes de terre, les arbres fruitiers, la vigne, les terrains de foot et de sport. Ce sont des fongicides qui s’attaquent donc aux champignons pathogènes. Mais leur cible est la fonction respiratoire de ces derniers, appelée SDH. Cette SDH existe chez tous les êtres vivants, dont les humains. Or un scientifique de réputation mondiale, Pierre Rustin, spécialiste des maladies mitochondriales, a lancé une alerte spectaculaire dès octobre 2017. Auprès de l’ANSES, qui s’est totalement tue pendant six mois. Il s’agit de créer un vaste mouvement qui, sans agressivité, puisse poser les bonnes questions, dont voici un échantillon :
1/ Pourquoi l’agence de sécurité sanitaire ANSES a-t-elle gardé le silence pendant six mois après la grande alerte lancée par des scientifiques de réputation mondiale ?
2/Pourquoi l’ANSES a-t-elle refusé la présence dans le groupe d’experts finalement réuni de Pierre Rustin, détenteur d’informations inquiétantes ?
3/Pourquoi l’ANSES a-t-elle désigné comme président de son groupe d’experts un pharmacien de la Marine Nationale qui n’a aucune connaissance sur les maladies mitochondriales ?
4/Pourquoi l’ANSES signe-t-elle des notes communes qui promeuvent l’usage des SDHI avec un institut de l’agriculture industrielle, ARVALIS ?
5/Est-il normal que l’ANSES donne les autorisations de nouveaux pesticides et soit en charge de leur éventuel retrait ? N’est-ce pas mission impossible ?
6/Êtes-vous prêts, vous les responsables publics, à l’organisation d’un vrai débat public au cours duquel toutes les pièces pourraient être présentées ?
7/ Au moment où commence le procès du Médiator, n’est-il pas temps de prendre les devants et d’au moins imposer un moratoire sur des pesticides aussi menaçants ? 8/Êtes-vous prêt à soutenir le projet d’une véritable agence publique de protection, enfin indépendante de l’industrie des pesticides ?
8/Seriez-vous prêts à signer un courrier simple qui exigerait la protection de la société et des écosystèmes contre un danger aussi évident ? Voilà selon nous les bases d’un dialogue fructueux avec tous ceux qui disposent de charges publiques et ont du même coup le devoir d’écouter les voix venues de la société.

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